Infos du 29 janvier au 5 février 2017 - Bellême

, par Jacques Roger

4e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 28 janvier 2017
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 29 janvier 2017
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Josiane et Jean-Yves Lagneau, Jacqueline Lagneau, Michèle et Damien Beaumont, Colette et Robert Mausse, Geneviève Arnauld, Alain Rouvière.

Cette semaine, le père Jacques participe à la retraite des prêtres de Basse-Normandie à Tressaint. Merci de prier pour eux.

Mercredi 1er février 2017
15 h à Dame-Marie, inhumation de Mme Marguerite Beaumont
17 h 15 messe à l’EHPAD La Rose des vents

Vendredi 4 février 2017
18 h à la chapelle de l’hôpital, adoration du Saint-Sacrement

5e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 4 février 2017
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 5 février 2017
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Thérèse Bouvier, Yvonne Moreau.

Qui comblera nos aspirations au bonheur ?

C’est bien l’interrogation que posent nos contemporains. C’était aussi, il y a bien longtemps, la question du psalmiste : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Psaume 4). L’évangéliste Matthieu nous invite, tout simplement, à regarder la personne de Jésus dont il trace le portrait dans les huit béatitudes. Ce sont huit paroles de bonheur prononcées par Jésus et vécues par lui.
Certes, ce n’est pas le bonheur tel que les images de nos téléviseurs nous le présentent. C’est même l’inverse. Les publicités et la télé-réalité nous montrent un bonheur qui n’existe qu’en rêve et qui s’appuie sur les richesses accumulées, la supposée beauté, la force jusqu’à écraser les autres pour réussir… Jésus, lui, s’appuie sur les aspirations profondes du cœur de toute personne humaine à connaître le véritable amour et la vraie paix en prenant à contre-pied les contrefaçons du véritable amour et du vrai bonheur.
Heureux les pauvres de cœur : certes, le bonheur n’est pas dans la misère qu’il convient de combattre, il n’est pas non plus dans les richesses accumulées pour soi. Ne se trouve-t-il pas dans une certaine sobriété et simplicité qui fait que nous vivons l’aujourd’hui de notre vie dans la confiance, les mains ouvertes, pour recevoir et pour donner ? Confiance en soi, en l’autre, en Dieu qui a promis de ne jamais nous abandonner.
Heureux les doux : certes, le bonheur n’est pas dans la mièvrerie, il n’est pas non plus dans l’orgueil qui incite à regarder les autres de haut. Ne se trouve-t-il pas dans la douceur, l’écoute et la compréhension qui nous décentrent de nous-mêmes et nous rendent disponibles aux personnes les plus fragiles ?
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : certes, le bonheur n’est pas dans l’égalitarisme obnubilé par les chiffres. Ne se trouve-t-il pas dans le discernement des besoins matériels et spirituels dont chacun a besoin et dans son désir d’être reconnu pour ce qu’il est : un fils de Dieu et un frère en humanité ?
Heureux les miséricordieux : certes, le bonheur ne consiste pas à passer sur tout en devenant bonasse, tolérant comme l’on dit et sans consistance. Il n’est pas non plus dans la dureté. Ne se trouve-t-il pas dans la reconnaissance du péché tout en croyant que l’être humain est plus grand que son péché et qu’il peut en sortir avec notre aide et celle de Dieu ?
Heureux les cœurs purs : certes, le bonheur ne se trouve pas dans la recherche d’un perfectionnisme qui pourrait nous remplir d’orgueil, il n’est pas non plus dans la duplicité. Ne se trouve-t-il pas dans la chasteté du regard et du cœur et dans un discernement sans arrière-pensée ?
Heureux ceux qui pleurent : pas les pleurnichards qui geignent sans arrêt, mais ceux qui se laissent émouvoir et compatissent à la peine des autres.
Heureux les artisans de paix : certes, le bonheur ne se trouve pas dans le pacifisme à la mode peace and love, il n’est pas non plus dans la peur toujours mauvaise conseillère. Ne se trouve-t-il pas dans une attitude de compréhension et de recherche d’un compromis où il n’y a ni vainqueur ni vaincu ?
Heureux les persécutés pour la justice : certes, le bonheur ne se trouve pas dans la violence subie, il n’est pas non plus dans la violence donnée. Ne se trouve-t-il pas dans une manière d’être fidèle à l’évangile quoiqu’il puisse nous en coûter ?
Ces béatitudes, qui sont un message de bonheur, tracent également le portrait de Celui qui les a mis en œuvre dans sa vie. Comme le souligne Sophonie, elles font de nous « un peuple pauvre et petit qui a pour abri le nom du Seigneur, que nul ne viendra effrayer. »

Nous sommes, en effet, un peuple pauvre et petit — les plus anciens parmi nous peuvent avoir la nostalgie d’un Église plus puissante — mais, et c’est notre joie, au milieu d’un monde qui peut être hostile sur bien des côtés, au cœur d’effritement et même d’un effondrement de la foi chrétienne, le prophète pousse un cri d’espérance : nous avons pour abri le nom du Seigneur. Le Seigneur lui-même nous abrite. Et c’est en lui que nous sommes invités à mettre notre confiance. La promesse que Dieu fait à son peuple, ce n’est pas la réussite ou le triomphe, c’est la promesse de sa présence. Nous avons pour abri le nom du Seigneur.
Comme le dit encore Sophonie, nous sommes un peuple de chercheurs : chercheurs du Seigneur, chercheurs de justice, chercheur d’humilité.
Comme l’écrit l’apôtre saint Paul : nous sommes un peuple un peu fou, faible, modeste mais nous sommes un peuple choisi par Dieu pour montrer au monde, humblement, là où se trouvent les vraies valeurs, le véritable bonheur.
Jacques Roger