Infos du 5 au 12 mars 2017 - Bellême

, par Jacques Roger

1er dimanche de Carême

Samedi 4 mars 2017
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 5 mars 2017
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé
11 h 30 célébration des fiançailles
14 h - 17 h au presbytère de Bellême, 3e rencontre des couples qui se préparent à célébrer leur mariage cette année dans notre Pôle missionnaire

Nous portons dans notre prière : Bernard Béguin, Andrée Deshayes, Marie-Louise Raoul, Thérèse Bouvier, les familles Dehillerin-Monnier, Marie-Thérèse Dutertre, Bernard Vaseux, Martine et Dominique Cotreuil, Monique et François Catta.

Lundi 6 mars 2017
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 7 mars 2017
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement chrétien des retraités
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 8 mars 2017
14 h 30 à Bellême, inhumation d’Éric Michel
17 h 15 messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 9 mars 2017
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 10 mars 2017
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
20 h au presbytère, rencontre des parents qui demandent le baptême pour leur enfant (1re étape)

2e dimanche de Carême

Samedi 11 mars 2017
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 12 mars 2017
10 h 30 messe à Bellême avec nos amis allemands et anglais
11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : l’abbé Jean Bizet, les familles Chapron-Roche.

Tentations et combat spirituel

Ce beau temps du Carême est un temps de grâce que l’Église met à notre disposition pour faire retour sur soi-même en regardant le Christ et en méditant sa Parole. Un temps pour nous retourner et voir le chemin parcouru avec ses hauts et ses bas, ses moments où nous avons grandi en amour et ces moments où nous avons connu l’échec.
Invitation à prendre du temps pour Dieu, ce temps qui, aujourd’hui, nous est si précieux. Le temps consacré à Dieu n’est pas du temps volé aux autres. Car Dieu nous renvoie toujours vers les autres. Le temps donné à Dieu est comme un temps où nous nous abreuvons à la source de toute vie et de tout amour.
Ce dimanche, la parole de Dieu nous présente deux figures : celle d’Adam et celle du Christ.
Saint Paul nous montre qu’il y a en nous à la fois de l’Adam et du Christ qu’il appelle le Nouvel Adam.
Par la figure du premier Adam, nous sommes tirés vers la terre, notre horizon est limité et intéressé. Il est barré, en quelque sorte, par le soupçonneux tentateur qui cherche, par le mensonge et la duperie, à faire échec à une relation bonne avec notre Créateur.
Par le Nouvel Adam, nous sommes tirés vers le Ciel, notre horizon est dégagé. Nous voyons autrement lorsque nous regardons avec ses yeux.
En reconnaissant qu’il y a de l’ancien Adam en nous, nous pouvons reconnaître avec saint Paul : « Le bien que je voudrais faire, je n’arrive pas à l’effectuer, le mal que je voudrais éviter, je le fais quelque fois malgré moi. »
En reconnaissant qu’il y a du Nouvel Adam en nous, nous faisons nôtre la réflexion salutaire de Paul : « Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude par le don de Jésus Christ ».
Après son baptême, où il a reçu du Père la confirmation de son identité — « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je trouve toute ma joie » —Jésus, poussé par l’Esprit au désert, va être éprouvé.
En reconnaissant, sa qualité de Fils de Dieu, le rusé va tenter Jésus de se servir de celle-ci à son seul profit en renonçant à son humanité. Or, c’est parce qu’il a pris notre humanité avec ses limites et ses fragilités — excepté le péché — que Jésus, Fils de Dieu, nous sauve de nos limites, de nos fragilités et de nos péchés. En Lui, Dieu se met à notre portée et prend sur lui nos limites, nos fragilités et jusqu’à la mort.

Les trois tentations de Jésus reprennent les tentations du peuple de Dieu au désert car ce sont les trois tentations fondamentales qui éprouvent la qualité de notre relation à nous-mêmes, aux autres et à Dieu.
Relation à soi-même : manger pour vivre est légitime. Prendre pour soi et se goinfrer ne l’est pas. « Si tu es Fils de Dieu, tu peux, ordonne, change ces pierres en pain… L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Le combat spirituel qui doit être le nôtre, n’est-il pas de résister au terre à terre, à l’accumulation [des biens], à la peur de manquer ? Un autre pain nous est offert, le pain de la parole de Dieu qui nous élève vers le Ciel.

Relation aux autres : chercher à être aimé et reconnu est légitime. Chercher à être le plus fort partout et en mettre plein la vue ne l’est pas. « Si tu es le Fils de Dieu jette-toi en bas, Dieu enverra ses anges pour te protéger… Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le combat spirituel qui doit être le nôtre, n’est-il pas de résister à être admiré, adulé, considéré comme une vedette ? La vraie reconnaissance n’est-elle pas celle de Dieu qui nous fait confiance ?

Relation à Dieu : chercher à avoir de l’influence est légitime. Chercher à séduire à tout prix ne l’est pas. « Adore-moi et je te donnerai… Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et Lui seul. »
Le combat spirituel auquel nous sommes invités, n’est-il pas de résister à tout ramener à soi, à vouloir tout maîtriser, tout dominer, finalement à se prendre pour Dieu ? Ce que nous avons et ce que nous sommes n’est-il pas un don que le Seigneur nous fait ?
Ces trois tentations fondamentales viennent éprouver la qualité de notre relation à Dieu. Ne sommes-nous pas tentés de vouloir nous réaliser par nous-mêmes indépendamment de Lui, notre Père ?
Sans doute, il ne s’agit pas de tuer nos désirs légitimes mais, quand ils dévient de la cible ou de l’horizon auquel nous sommes appelés et qui est Dieu lui-même, de les réorienter dans le sens du partage, du service et de la simplicité en les ajustant à la parole de Dieu et à une relation bonne avec Lui ?
Jacques Roger