Infos du 1er au 8 octobre 2017 Bellême

, par rogerjac

26ème dimanche du Temps ordinaire
Samedi 30 septembre : 18 h 30 messe à La Perrière
Dimanche 1er octobre :
10 h 30 à Bellême, messe de rentrée des catéchismes en famille et bénédiction des cartables, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Abbés Jean Bizet, Jacques Orgeval,
Bernard Maillard, Familles Brossard - Esnault, Jean Bérard.

Lundi 2 octobre : 14 h 30 messe Maison de retraite de Neyret à Ceton
18 h église de Saint-Jean-la-Forêt, prière avec Verrière-Perche-Espérance

Mardi 3 octobre : 8 h 30 messe oratoire du presbytère
17 h presbytère de Bellême, catéchèse des enfants du Primaire.

Mercredi 4 octobre : 14 h au presbytère, rencontre des personnes qui vont suivre la formation diocésaine C.R.E.D.O. (Chrétiens en Responsabilité Ecclésiale Dans l’Orne).
17 h 15 messe EHPAD ‘’La rose des vents’’
18 h - 19 h 30 presbytère, réunion de l’Equipe pastorale de la paroisse.

Jeudi 5 octobre : 11 h 30 messe oratoire du presbytère
18 h à Sées, réunion des membres des Conseils économiques des paroisses.

Vendredi 6 octobre :
16 h 30 réunion des responsables des services de la Diaconie.
17 h 45 adoration et messe chapelle de l’hôpital
20 h 30 à Berd’huis, Conférence de Patrick Vincelet ‘’Vivre en communauté religieuse’’.

27ème dimanche du Temps ordinaire animé par la Conférence Saint-Vincent-de-Paul
Samedi 7 octobre : 18 h 30 messe à Bellavilliers
Dimanche 8 octobre : 10 h 30 à Sérigny (attention changement de lieu),
11 h à Igé
15 h 30 à Sées Ordination diaconale de Vianney Lecointre et Stanislas Kovasek

Nous portons dans notre prière : Irène Thépault, Antonia Marquès, Familles Allain-Quinet.

Un ‘non’ qui devient ‘oui’ vaut mieux qu’un ‘oui’ qui est un ‘non’

Nous avons tous été enfant et nous le savons bien, quand maman lance un appel et demande : ‘’Viens vite m’aider à mettre la table’’, alors qu’on est en train de lire un livre passionnant ou qu’on est pris par un jeu vidéo, on répond : ‘Ah ! non ! Encore moi. Non.’’ Et le temps passe, et puis tout d’un coup, pris d’un remords salutaire on se précipite : ‘’Maman j’arrive’’. Et on s’aperçoit que la préparation de la table est presque terminée. Mais maman est contente de nous voir arriver et elle invite : ‘’Va donc cueillir un beau bouquet dans le jardin. Nous le mettrons sur la table’’ Et on va bien vitre cueillir le bouquet.
Il peut arriver aussi qu’une autre fois, maman demande : ‘’Viens m’aider à mettre la table’’, on lui répond alors : ‘’Oui, oui, maman j’arrive.’’ Le temps passe et le livre ou l’ordinateur est tellement passionnant qu’on a oublié l’appel de maman. Et on mérite le reproche : ‘’Ah ! Mon enfant, tu promets et tu ne fais pas. On ne peut pas compter sur toi.’’
Jésus a fait cette douloureuse expérience avec les pharisiens et les grands prêtres du Temple : ils disent croire en Dieu mais ne vivent pas à la manière de vrais croyants.
On imagine bien : quand Jésus, s’adressant aux grands prêtres et aux anciens du peuple, leur indique que les publicains et les prostituées les précèdent dans le Royaume des Cieux, la colère ne peut que grandir dans leurs rangs. Ils peuvent se reconnaître dans la parabole des deux fils dont l’un dit ‘non’ mais finalement fait ‘oui’’, l’autre dit ‘oui’ et finalement fait ‘non’. L’enfant qui dit ‘non’ à son père et s’exécute vaut mieux que celui qui dit ‘oui’ mais n’obéit pas.
Saint Luc pourra rapporter les paroles de Jésus : ‘’Il y a plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se convertit [qui passe du non au oui] que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui [pensent n’avoir] pas besoin de conversion.’’
Face à l’appel du Seigneur, appel qui arrive par divers canaux, notre réponse peut être ‘oui’ ou ‘non’. Elle peut être ‘oui’ et faire ‘non’ ; elle peut être ‘non’ et finalement se transformer en ‘oui’. La foi n’est pas d’abord penser juste mais agir juste. Notre foi au Christ se manifeste davantage par des actes que par des paroles. Rappelons-nous le reproche fait aux pharisiens : ‘’Ils disent et ne font pas.’’ Ce reproche ne peut-il pas nous être fait par ceux qui nous regardent vivre et qui attendent, finalement, beaucoup des disciples du Christ ?
A certains moments de notre vie, nous pouvons nous reconnaître dans l’un ou l’autre des fils. Ainsi, ne sommes-nous pas invités à une conversion permanente ? A passer du ‘non’ au ‘oui’ ou à passer du ‘oui’ du bout des lèvres à un ‘oui’ effectif ? Comme l’indique le prophète Ezéchiel, attention à ne pas nous détourner de notre ajustement à Dieu qui nous sauve mais tournons le dos à la méchanceté et revenons vers le Seigneur. Comme l’indique Moïse dans le Deutéronome : ‘’Je mets devant toi, bonheur et malheur, vie et mort. Choisis donc la vie.’’
Saint Paul, lui, nous invite à nous réconforter les uns les autres, à nous encourager pour poursuivre sur la route du bien et à demeurer en communion dans l’Esprit : ‘’Que chacun de vous ne soit pas préoccupé par ses propres intérêts. Pensez aussi à ceux des autres.’’ Paul montre en exemple le Christ Jésus qui, de condition divine a voulu prendre notre humanité jusqu’en ses pires épreuves : la mort violente, injuste et infâme de la croix. Cet abaissement, par amour pour les hommes, lui a valu d’être relevé d’entre les morts par le Père et d’être accueilli dans sa gloire.
Jésus est ‘’l’amen de Dieu’’, il n’a été que ‘’oui’’ à son Père et a fait sa volonté. Il est bien notre modèle : regardons comment il vit sa relation au Père et comment il se comporte avec ceux qu’il rencontre. Nous pouvons l’imiter et le suivre car, vraiment pour nous, il est ‘’le chemin, la vérité et la vie’’.
Aujourd’hui 1er octobre, nous fêtons une grande sainte qui est née à Alençon en 1873, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Toute petite, elle a été émerveillée par le Seigneur et elle s’est abandonnée dans ses bras comme on s’abandonne dans les bras de ses parents. Elle nous enseigne ‘’la petite voie’’ pour parvenir à Dieu : bien faire ce que nous avons à faire, garder un cœur simple, ouvert et accueillant, parler au Seigneur tout simplement et l’écouter. Quelques semaines avant de mourir de la tuberculose le 30 septembre 1897 elle prononce ces paroles : ‘’Je ne meurs pas, j’entre dans la vie.’’ Demandons au Seigneur, par l’intermédiaire de sainte Thérèse de répondre toujours ‘’oui’ au Seigneur et si parfois, nous lui disons ‘’non’’, de revenir bien vite lui dire : ‘’Me voici Seigneur’’.
Jacques ROGER