Infos du 11 au 18 mars 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

4e dimanche de Carême - 2e scrutin pour les catéchumènes

Samedi 10 mars 2018
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 11 mars 2018
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Lundi 12 mars 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
15 h ou 20 h 30 à Nogent, conférence sur Frédéric Ozanam
19 h église d’Igé, Prier en chantant

Mardi 13 mars 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire
19 h à l’école Saint-Michel, bol de riz en faveur d’Haïti

Mercredi 14 mars 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents
19 h 30 à Boissy-Maugis, groupe de travail jeunes adultes

Jeudi 15 mars 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 16 mars 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
15 h Conférence Saint-Vincent-de-Paul
19 h 30 à la salle des fêtes de Dancé, repas sobre et solidaire avec le père François Ntumba et le diocèse de Bougy-Mayi (RDC)

Samedi 17 mars 2018
10 h au presbytère, catéchèse des jeunes de 6e
16 h 45 à Bellême, baptême de Manon Girard
20 h à Condeau, rencontre de l’équipe de préparation au mariage

5e dimanche de Carême - 3e scrutin pour les catéchumènes

Samedi 17 mars 2018
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 18 mars 2018
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

L’aveugle n’est pas celui qu’on croit

Comme la Samaritaine, l’aveugle de naissance fait un beau chemin de foi. Jésus sort du Temple et ses disciples lui posent une question à propos d’un mendiant aveugle. Une question que beaucoup de nos contemporains se posent : pourquoi la maladie, la souffrance, le handicap ?
À l’époque de Jésus, et ses disciples en sont les porte-parole, on se demandait, en effet, s’il y aurait pas un lien de cause à effet entre la cécité de ce mendiant et un péché qu’il aurait commis ou que ses parents auraient commis et qui serait héréditaire.
Comme eux, ne cherchons-nous pas bien souvent une explication à une situation qui n’en a pas ? On se rassure en trouvant un coupable. On a du mal à vivre avec nos questions. Il nous faut absolument des réponses.
Jésus est clair : il n’y a pas de lien direct et automatique entre la maladie, la souffrance, le handicap et le péché. Cela demeure une énigme. Même si certains de nos comportements peccamineux peuvent engendrer de la souffrance pour soi-même et pour les autres.

À l’approche de sa Passion, alors qu’il approche de Jérusalem, Jésus saisit cet événement pour donner un signe avant-coureur de qui il est : il est la lumière que Dieu envoie à notre monde.
Faisant de la boue avec sa salive et la poussière du sol, il enduit l’aveugle, puis l’envoye se laver à la piscine de Siloé.
Là, Jésus reprend le geste même de Dieu à la création de l’homme et de la femme. Cet homme dans la nuit est en quelque sorte recréé par le geste de Jésus : il est un homme neuf illuminé par le geste et la parole de Jésus.
Son passage de la cécité à la vision, des ténèbres à la lumière est un signe offert à tous ceux qui le connaissent. Mais beaucoup ne reconnaissent pas ce signe. Il est même le seul à le percevoir :
—  les voisins doutent que cet homme clairvoyant soit celui qui mendiait au bout de la rue ;
—  la mauvaise foi des pharisiens les rend aveugles : le guérisseur a transgressé la loi du Sabbat, son geste ne peut donc pas être venir de Dieu. Le geste de Jésus apporte la confusion et la division en des cœurs qui sont sous l’emprise du soupçon ;
—  finalement, seul l’ancien aveugle, qui s’est laissé ouvrir les yeux, voit clair : devant le mépris et la mauvaise foi, il témoigne : c’est un prophète.

Avec cet événement, le procès de Jésus est ouvert : les parents sont convoqués comme témoins. Ils reconnaissent que c’est bien leur fils et qu’il a été guéri. Quant à savoir qui lui a ouvert les yeux, ils se défaussent : « Interrogez-le. Il est assez grand pour répondre. » Autrement dit, ils ne veulent pas d’histoires et ne veulent pas se mouiller.
Comme dans un procès, de nouveau l’ancien aveugle est convoqué et de nouveau il témoigne avec courage face à la haine des pseudo-procureurs : « Il m’a ouvert les yeux… S’il n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Cet homme, quand il était aveugle, était réduit à mendier et était exclus de la société, maintenant qu’il voit de la lumière de Dieu, ce sont ces religieux qui sont aveuglés par leurs certitudes, et ils le jettent dehors.
Jésus va le retrouver et lui pose la question qui nous est posée au jour de notre baptême : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Révélant lui-même à l’ancien aveugle sa véritable identité, il suscite sa foi : « Je crois, Seigneur ! »
Certes, il n’y a pas de lien de cause à effet entre la cécité et le péché mais Jésus affirme que s’enfermer dans le péché, dans le soupçon et la mauvaise foi, comme le font ces pharisiens, rend véritablement aveugle.
La foi au Christ et le baptême dans l’eau et l’Esprit Saint nous fait passer des ténèbres à la lumière.

Parlant du baptême, saint Paul affirme : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière. »
Qui que nous soyons, baptisé ou se préparant à recevoir le baptême, ne sommes-nous pas comme le petit David, le plus jeune fils de Jessé, choisi par Dieu et recevant de Lui l’onction sainte qui confère le Saint Esprit ? Esprit de confiance et de reconnaissance.
Les premiers chrétiens appelaient le baptême l’« illumination ». Il met en valeur toute notre vie et nous invite à vivre comme des enfants de lumière.
Que notre baptême continue à éclairer nos chemins de vie ou, si notre vie baptismale a pu perdre de son éclat, que l’Esprit du Christ ressuscité vienne de nouveau l’éclairer !
Jacques Roger