Infos du 18 au 25 mars 2018 Bellême

, par Jacques Roger

Cette semaine, nous prions pour : Bernard Hervé, 71 ans à Bellême.

5e dimanche de Carême - 3e scrutin pour les catéchumènes
Offrande de Carême pour le CCFD-Terre d’avenir

Samedi 17 mars 2018
18 h 30 messe à la chapelle de l’hôpital

Dimanche 18 mars 2018
10 h 30 messe à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : les défunts de la famille Lechat.

Lundi 19 mars 2018 - Fête de saint Joseph
17 h messe à Saint-Santin avec les Conférences Saint-Vincent-de-Paul

Mardi 20 mars 2018
14 h 30 Mouvement chrétien des retraités

Mercredi 21 mars 2018
10 h 30 à Bellême, inhumation de M. Bernard Hervé
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 22 mars 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 23 mars 2018
18 h pèlerinage à Notre-Dame de Pitié à Bray (Igé)

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Samedi 24 mars 2018
18 h 30 La Perrière

Dimanche 25 mars 2018
10 h à Igé, 10 h 30 à Bellême, 11 h 30 à Pouvrai
15 h à l’église de Bellême, concert de Valentina Dascalu (entrée libre, offrandes au profit de la restauration de l’église)

Nous portons dans notre prière : André Peluard et ses parents, la famille Mézerette, Geneviève Arnauld, Alain Rouvière, Thérèse et Philippe Bouvier.

La fécondité de nos vies

À lire cette page d’Évangile, nous pouvons nous demander : quelle est la fécondité de nos vies ? Celle-ci dépend de nous en partie seulement car elle dépend aussi et surtout de Dieu. Elle dépend de nous dans la mesure où nous nous mettons sous la mouvance de l’Esprit de Dieu. Nous le voyons bien dans la vie de Jésus lui-même. Sa réputation suscite l’intérêt chez des juifs d’origine grecque qui demandent à le voir. Philippe et André se font les intermédiaires. Nous sommes aussi à être pour nos contemporains qui sont en quête de sens ou en recherche de foi des intermédiaires, comme Philippe et André. Sachant que c’est le Seigneur qui donne la foi.
Jésus leur annonce que l’heure de sa glorification (don de sa vie et résurrection) est proche. À Cana, il avait dit à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue » et pourtant il avait donné le signe du vin, gardant le meilleur pour la fin. Le vin nouveau qui réjouit le cœur des hommes, le vin le meilleur gardé pour la fin, venu après Moïse et les prophètes, c’est bien Lui, Jésus, qui verse son sang « pour nous et pour la multitude en rémission des péchés ».
Parlant de sa mort prochaine et de la fécondité de sa vie, Jésus emploie la comparaison du grain de blé qui doit passer par la terre pour porter du fruit. Toute la vie de Jésus est une vie donnée. À chaque instant, il meurt à lui-même, à sa volonté propre pour faire la volonté du Père qui l’a envoyé. Nous pouvons dire que son existence terrestre a été féconde. Comme il l’avait dit, il est « venu pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance ». Non seulement la vie biologique que nous tenons de la nature et du Créateur mais la vie de Dieu en nous que nous tenons de l’Esprit que Jésus nous envoie.
Cela n’empêche pas Jésus d’être bouleversé à l’approche de sa mort. Jésus, comme toute personne à l’approche de cette heure, surtout quand elle sait qu’elle va être violente, crie vers Dieu et lui dit son désarroi : « Père sauve-moi de cette heure ». Mais très vite il se reprend : « Mais non, c’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci. Père, glorifie ton nom. » Combien de fois, Jésus n’a-t-il pas prié : « Non pas ma volonté mais ta volonté, Père. »
Est-ce à dire que le Père voulait la souffrance de Jésus ? Non pas pour elle-même mais la souffrance fait partie intégrante d’une vie donnée et celle-ci signe l’ultime don que Jésus nous fait : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. » L’auteur de la lettre aux Hébreux montrera que Jésus, uni au Père, a bien été sauvé de la mort.
À la demande de Jésus : « Père, glorifie ton nom ! » ce qui signifie : Fais-toi reconnaître comme Dieu, ceux qui l’entourent peuvent déjà recevoir cette parole du Père qui annonce par avance que le Père ne le laissera pas englouti dans la mort éternellement : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » De fait, au baptême et à la transfiguration, le Père n’a-t-il pas présenté Jésus en ces termes : « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui je trouve toute ma joie, écoutez-le » ? Jésus annonce la victoire finale de l’amour sur la haine, de la vérité sur le mensonge : « le prince de ce monde va être jeté dehors ». Il va être réduit à l’impuissance. Cependant, nous avons toujours le choix de nous situer dans l’un ou l’autre camp comme le font l’un et l’autre brigand crucifiés avec lui.
L’Alliance nouvelle et éternelle annoncée par Jérémie est réalisée en Jésus : la Loi de Dieu est inscrite au plus profond du cœur humain. Il suffit parfois de gratter un peu pour reconnaître que nous appartenons à Dieu et que nous sommes le peuple de Dieu. La prophétie de Jérémie est réalisée : « Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. »
Ainsi, grâce à Dieu, nos existences peccamineuses peuvent recevoir le pardon et, en suivant Jésus, porter de beaux fruits.
Jacques Roger