Infos du 1er au 8 avril 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Fête de Pâques

Samedi 31 mars 2018
20 h 30 à l’église de Bellême, veillée pascale et baptême de 4 adultes

Dimanche 1er avril 2018 - messe de la Résurrection
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Mardi 3 avril 2018
17 h catéchèse des enfants

Mercredi 4 avril 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 5 avril 2018
11 h 30 messe au presbytère

Vendredi 6 avril 2018
17 h 45 messe et adoration du Saint-Sacrement à la chapelle de l’hôpital

Samedi 7 avril 2018
10 h catéchèse des 6e
16 h 30 baptême

Dimanche de la Divine miséricorde

Samedi 7 avril 2018
18 h 30 messe à Saint-Ouen-de-la-Cour et baptême d’Élise Carmona

Dimanche 8 avril 2018
10 h 30 à Bellême messe avec les couples qui célèbreront leur mariage cette année
11 h à Igé

Non ce n’est pas un poisson d’avril : Christ est ressuscité !

Christ est vraiment ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Nous reprenons ici la salutation que se donnent chaque année à Pâques nos frères chrétiens d’Orient. Si c’était un poisson d’avril, nous ne serions pas là cette nuit. Christ est vraiment ressuscité !

Notre foi dans le Ressuscité s’appuie sur des témoignages

Celui de Marie-Madeleine, de Pierre, de Jean mais aussi de Paul qui ont témoigné d’une étonnante rencontre qui a illuminé leur vie et l’a transformée. Certains même, comme Pierre et Paul et combien d’autres, ont signé de leur sang leur témoignage. Quand on voulait les faire taire, ils ont affirmé : « Nous ne pouvons pas ne pas parler. Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. » (Ac 5, 29)
« Partout où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui » affirme Pierre qui a abandonné son métier de marin-pêcheur pour le suivre. Et Paul, après avoir, dans un premier temps, persécuté les adeptes de cette voie, affirme : « Pour moi, vivre, c’est le Christ ! Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi n’a pas de sens. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre des hommes. Mais le Christ est ressuscité. Premier-né d’une multitude de frères. » (cf. 1 Co 15)
Sa résurrection est le fruit de son obéissance au Père dont il a été l’Envoyé au milieu des hommes pour nous révéler que la mort n’a pas eu le dernier mot, que le diable, le diviseur, l’esprit du mal est désormais vaincu par Celui qui, avec sagesse et par amour, a donné sa vie pour le salut du monde.
La résurrection du Christ n’est pas un événement du passé. C’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit : le colonel Arnaud Beltrame en est pour nous un témoin vivant. Son épouse affirme : « On ne peut comprendre son sacrifice si on le sépare de sa foi personnelle. C’est le geste d’un gendarme et le geste d’un chrétien. » Et elle ajoute : « C’est avec beaucoup d’espérance que j’attends de fêter la résurrection de Pâques avec lui. » (cf. Journal La vie, p. 14)

La résurrection de Jésus est le couronnement de sa vie

Une vie vécue en parfaite union avec le Père et toute donnée pour ses frères les hommes. La couronne d’épines, donnée par les hommes en signe de dérision, est remplacée par la couronne de gloire remise par le Père à son Fils. Elle couronne le beau parcours de vie de Jésus et récompense l’épreuve qu’il a gagnée. Saint Paul affirme : « Dans le stade, tous les coureurs participent à la course mais un seul remporte le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. » Et il ajoute : « Tous les athlètes, à l’entraînement, s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, nous courons pour une couronne qui ne se fane pas. » (1 Co 9, 24-25)

Chers catéchumènes, Deborah, Farnaz, Isaïe et Clément,
en cette nuit de Pâques, vous allez symboliquement être plongés par le baptême dans la mort avec le Christ, vous allez mourir à une vie ancienne où vous ne connaissiez pas Jésus et son Évangile et vous allez ressusciter avec lui à une vie nouvelle d’enfants de Dieu. Quelle merveille ! En cette nuit de Pâques, en France, près de 5 000 adultes reçoivent le baptême et l’Eucharistie. Quelle merveille ! Nous, qui avons été baptisés enfants, avons-nous conscience de cette grâce qui nous est donnée par Dieu d’être enveloppés de son amour qui ne nous quitte jamais, même quand il nous arrive à nous de nous en éloigner ?

Chacun fait son chemin

Chacun fait son chemin de vie avec les autres, chacun parcourt son chemin de foi avec l’Église, chacun aussi vit son chemin de croix, souvent seul. Comme Marie-Madeleine, Pierre ou Jean, devant le tombeau ouvert et vide chacun réagit avec ce qu’il est.
Marie-Madeleine est paniquée et angoissée : « On a enlevé le Seigneur, mon Maître de son tombeau et je ne sais pas où on l’a mis. » (cf. Jn 20, 1-18)
Pierre demeure sans voix. Il reste bouche bée. Il est interloqué. Peut-être se remémore-t-il les paroles que Jésus lui avait dites : « Le Fils de l’homme va être livré aux grands prêtres, ils le condamneront et le tueront mais trois jours après, il ressuscitera. » (Mc 9, 31)
Jean, lui, ne dit rien, mais parlant de lui, il écrit simplement : « Il vit et il crut. » Sa proximité avec Jésus dans l’amour lui ouvre les yeux du cœur, les seuls qui voient l’Invisible à travers et au-delà du visible immédiat.
Il y a aussi les deux disciples qui, le cœur gros et la tête basse, tournent le dos à Jérusalem, la ville de la mort. Ils sont rejoints par le Ressuscité qui, par ses paroles, réchauffent leur cœur et se fait reconnaître à la fraction du pain. Ce pain eucharistique que le Ressuscité ne cesse de nous donner pour que nous vivions de sa vie. (cf. Lc 24, 13-35)

Baptême, confirmation, eucharistie : Dieu nous saisit dans son amour

Deborah, Farnaz, Isaïe, Clément qui allez recevoir le baptême, mais vous aussi Carole, Estella, Emmanuelle, Martine et Raynald qui recevrez le sacrement de la Confirmation à Pentecôte, vous avez été saisis par l’amour de Dieu et vous avez fait preuve de volonté et d’endurance qui ont produit en vous la fidélité pour ce parcours qui, loin de s’achever, est comme une première étape d’une longue vie avec le Christ.

La marque indélébile de l’Amour de Jésus qui vous associe à sa mission

L’onction du Saint-Chrême dont vous allez être signés est la marque indélébile de l’amour dont vous êtes aimés par Dieu qui vous associe à la triple mission du Christ — prêtre, prophète et roi.
Prêtre pour offrir à Dieu votre vie et lui offrir le sacrifice de la louange, de la prière, prophète pour annoncer la joie d’être reconnu fils de Dieu et roi pour servir les autres à la manière de Jésus serviteur.

Non, ce n’est pas un poisson d’avril

Et pourtant rappelons-nous, les premiers chrétiens, plutôt que de choisir la croix qui représentait trop la mort violente, avaient choisi comme signe de ralliement le poisson. Ils avaient pris les cinq lettres en grec de ce mot : I.C.Th.U.S qui signifient : Jésus, Christ, Fils de Dieu Sauveur.
Le milieu naturel du poisson est l’eau. N’oublions jamais de venir plonger dans la foi de notre baptême, n’oublions jamais de venir boire à la Source même de notre baptême qu’est le Christ ressuscité : il nous abreuve de sa Parole. Sa Parole, écoutée et mise en pratique, peut permettre à notre vie de porter de beaux fruits, des fruits d’amour, de don de soi, de service, de pardon et de paix dont notre monde a tant besoin.
Puissions-nous répéter au cours de nos journées comme le faisaient les premières générations chrétiennes :

Jésus Christ, tu es pour moi le Fils de Dieu, le Sauveur !

Bellême, le 1er avril 2018
Jacques Roger