Infos du 15 au 21 avril 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Nous portons dans notre prière : Jean-Claude Mouton, 74 ans, à Sérigny, Solange Bouvier, 90 ans, à Bellême. Solange a été pendant longtemps très active dans la paroisse et dans les associations bellêmoises.

3e dimanche de Pâques

Samedi 14 avril 2018
18 h 30 messe à l’église de Pouvrai

Dimanche 15 avril 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : les familles Danest-Giroux.

Lundi 16 avril 2018
17 h au presbytère, réunion de l’Équipe pastorale paroissiale

Mardi 17 avril 2018
14 h 30 à Bellême, inhumation de Mme Solange Bouvier
17 h au presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 18 avril 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 19 avril 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h réunion de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul

Vendredi 20 avril 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
20 h au presbytère, réunion du groupe de travail Communication du Pôle missionnaire Perche sud

Samedi 21 avril 2018
les enfants de CM1 vivent un temps fort de catéchèse à Rémalard en vue de la 1re des communions
à La Perrière : baptême de Baptiste Trubert et Léon Grunzinski
16 h 45 à Bellême, baptême de Romane Gonsard

4e dimanche de Pâques - Journée de prière pour les Vocations

Samedi 21 avril 2018
18 h 30 messe à l’église du Gué-de-la-Chaîne

Dimanche 22 avril 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Solange et Jean Bouvier.

Dieu n’est pas revanchard

Aux apôtres dont certains l’ont renié, se sont enfuis et l’ont laissé seul face à ceux qui sont venus l’arrêter, le condamner et le crucifier, Jésus ressuscité se présente à eux vivant avec le souhait : « La paix soit avec vous ». La première annonce des apôtres concernant la résurrection de Jésus montre bien qu’il n’en veut à personne : sans chercher à minimiser la responsabilité et des chefs du peuple juif et du peuple lui-même, et aussi des apôtres et de chacun d’entre nous, Pierre, inspiré par l’Esprit de Dieu, cherche des circonstances atténuantes : « Vous l’avez livré, vous l’avez rejeté devant Pilate qui cherchait à le relâcher… mais je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs. » Et Pierre invite chacun : « Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.’ »
Saint Jean, méditant, à la fin de sa vie, sur sa relation avec Dieu, le Père de Jésus, écrit : « Si l’un de vous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père, Jésus, le Juste. Par son sacrifice, il obtient le pardon de nos péchés, non seulement des nôtres, mais encore ceux du monde entier. » Saint Jean nous invite à co-naître Dieu, non seulement à savoir des choses sur lui mais à naître à la vie divine.
N’est-ce pas là le sens de la résurrection du Christ, prémices de la nôtre ? Partager en plénitude la vie de Dieu qui est Amour, Paix, Joie… être associés au Corps du Christ qui est l’Église du Ciel et de la terre.
La question du corps peut faire obstacle à une juste compréhension de la résurrection de la chair : la résurrection n’est pas la réanimation du cadavre de Jésus comme l’a été celui de Lazare qui est mort de nouveau. « Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus, sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir » indique saint Paul. La résurrection est l’entrée dans la vie divine dont nous avons reçu les germes au baptême. Elle est l’entrée dans un monde de liberté où il n’y a plus les limitations du corps biologique pour entrer en relation avec les autres et avec Dieu.
Le corps humain n’est pas seulement un composé de cellules qui, à la mort, se décomposent. Plus profondément, notre corps est ce qui nous permet d’entrer en relation les uns avec les autres. Dans l’anthropologie biblique, corps et âme sont intimement liés et chargés de toute notre histoire personnelle ; ils le restent pour l’éternité. Notre cadavre se décomposant, notre « corps de relations » et « notre corps historique », lui, se perpétue, s’élargit, s’universalise et s’intègre au corps du Christ où la communauté humaine est rassemblée.
Jésus ressuscité prend l’initiative de rejoindre ses disciples ; ceux-ci ne le reconnaissent pas d’emblée : son corps biologique qui a traversé la mort est devenu corps spirituel : « C’est bien moi ». D’ailleurs, transfiguré, il se fait reconnaître par les marques de sa Passion d’amour demeurées sur son corps de gloire et, pour bien montrer qu’il n’est pas un pur esprit, il boit et mange avec eux.
En communiant au corps du Christ, nous devenons ce que nous recevons : nous devenons le corps du Christ ressuscité, son Église ici et maintenant unie à celle du Ciel. Devenons ce que nous recevons et recevons ce que nous sommes : le corps dont le Christ est la Tête et dont nous sommes les membres vivants.
Jacques Roger