Infos du 29 avril au 6 mai 2018 Bellême

, par Jacques Roger

5e dimanche de Pâques

Samedi 28 avril 2018 : 18 h 30 messe à l’église d’Origny-le-Butin

Dimanche 29 avril 2018 : 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Marie-Jeanne Gentner, Famille Perdu, Marie-Thérèse et Jean Vincent.

Mercredi 2 mai 2018 : 17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 3 mai 2018 : 11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 4 mai 2018 - 1er vendredi du mois
16 h 45 messe à la chapelle de l’hôpital et adoration du Saint-Sacrement
20 h au presbytère, rencontre des parents qui demandent le baptême pour leur enfant (2e étape).

6e dimanche de Pâques

Samedi 5 mai 2018 : 18 h 30 messe à l’église d’Appenai-sous-Bellême

Dimanche 6 mai 2018 : 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Jean-Claude Mouton.

Laisser le Seigneur féconder nos vies pour grandir en sainteté

L’image de la vigne, que Jésus emploie pour évoquer la relation que nous sommes invités à entretenir avec lui, est parlante à plusieurs titres. La Vigne, c’est le Christ ressuscité identifié à l’Église dont il est la sève qui donne vie aux sarments que nous sommes. La joie du Vigneron qu’est le Père c’est que nous donnions beaucoup de fruits, fruits d’amour, de justice, de pardon, de paix... Nous donnons ces fruits si, greffés sur la Vigne qu’est le Christ vivant, en et par l’Église, nous l’accueillions, lui, Parole de Dieu et mettons en pratique ce qu’il nous dit et ce qu’il fait lui-même.
Une lecture rapide de cette allégorie pourrait laisser croire qu’il y a, d’un côté, les sarments bien greffés qui portent fruits et, de l’autre, ceux, séparés, qui demeurent secs et inféconds. À vrai dire, sarments greffés sur la Vigne, n’y a-t-il pas dans la vie de chacun d’entre nous, par certains aspects, à la fois des tiges épanouies porteuses de vie et des brins sec ?
La question à se poser : laissons-nous le divin Vigneron émonder ce qui en nous est stérile pour favoriser ce qui peut grandir, se développer et porter fruits ?
Tailler, n’est-ce pas laisser la Parole de Dieu retrancher en nous-mêmes ce qui nous empêche d’ajuster nos dires avec nos actes ? « N’aimons pas en paroles mais par des actes et en vérité », nous indique saint Jean. « Mettre notre foi dans le nom de Jésus Christ et nous aimer les uns les autres », voilà ce qui permet à nos vies de porter fruits. Car, « En dehors de moi [vivant dans l’Église], affirme Jésus, vous ne pouvez rien faire ».
Dans son exhortation apostolique sur L’appel à la sainteté dans le monde actuel, le pape François écrit à notre adresse : « Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout [dans ta vie] soit ouvert à Dieu et pour cela, choisis-le, choisis Dieu sans relâche. »
Saint Paul est un bel exemple du travail de l’Esprit Saint en lui et dans l’Église. Persécuteur du Corps du Christ qui est l’Église, aveuglé par l’orgueil et enfermé par ses certitudes, il a accueilli la Lumière du Ressuscité et il a été pour l’Église elle-même un instrument de sa conversion.
En effet, face à Paul, l’Église a dû passer de la méfiance à la confiance en reconnaissant que son ancien persécuteur était devenu, par grâce de Dieu, un instrument choisi par Lui pour annoncer l’Évangile aux Nations.
Quant à Paul, il a dû s’abandonner entre les mains d’Ananie, d’abord, puis entre celles de Barnabé pour être accepté dans le groupe des apôtres. Il faudra beaucoup de temps et de longs débats pour que sa prédication novatrice soit comprise et admise au sein de l’Église de Jérusalem encore attachée aux coutumes juives.
À l’heure où nous vivons de profondes mutations culturelles, sociétales et sociales, notre Église est appelée à connaître un profond renouveau. Ce renouveau, bien sûr, est un fruit de l’Esprit Saint mais il dépend de nous de le mettre en œuvre dans nos vies : nous sommes invités, d’une part, à approfondir notre relation avec le Christ par l’écoute et la méditation de sa Parole et, d’autre part, nous sommes conviés à annoncer l’Évangile à nos contemporains dans une proximité avec eux, en montrant comment celui-ci est Bonne Nouvelle offerte à tous pour grandir en humanité.
Certes, nous connaissons nos faiblesses et nos fragilités, comme Paul connaissait les siennes et il en parle dans ses lettres mais, comme l’écrit saint Jean « si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses. »

Dans son exhortation apostolique, le pape François nous invite : « Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui : “Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur”. »
En ce temps entre Pâques et Pentecôte, laissons l’Esprit nous guider. Comme le note saint Luc : « L’Église était en paix, elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait. »
Laissons l’Esprit Saint continuer paisiblement son œuvre dans notre Église et en chacun de nous pour nous faire grandir en sainteté. Puisque c’est notre vocation.
Jacques Roger