Infos du 10 au 17 juin 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : Henry Frétard, 78 ans, à Saint-Martin, Rachelle Pijard, 92 ans, à Bellême, Colette Fouqueray, 94 ans, à Vaunoise.

Solennité du Sacré-Cœur de Jésus

Samedi 9 juin 2018 : 18 h 30 messe à Dame-Marie avec les jeunes de 6e

Dimanche 10 juin 2018 : 10 h 30 àBellême 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : la famille Monnier, Bernard Vaseux et Marie-Thérèse Dutertre.

Lundi 11 juin 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 salle des fêtes de Nocé, réunion des diffuseurs de Paroles de vie dans notre Pôle missionnaire du Perche sud

Mardi 12 juin 2018
10 h 30 à Vaunoise, inhumation Mme Colette Fouqueray
11 h 45 messe à l’oratoire du presbytère
17 h presbytère, catéchèse des enfants du primaire

Mercredi 13 juin 2018
14 h 30 à Berd’huis, réunion du Comité de rédaction de Paroles de vie
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents
19 h à Verrières, réunion du Conseil d’orientation pastoral du Pôle missionnaire Perche sud

Jeudi 14 juin 2018 : 11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 15 juin 2018 : 11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Samedi 16 juin 2018
9 h 30 à Sées, conférence de Mgr d’Ornellas sur les lois bioéthiques
16 h 45 à Bellême, baptême de Jules Boulay

11e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 16 juin 2018 : 18 h 30 messe à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême

Dimanche 17 juin 2018 : 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé
Nous portons dans notre prière : Mme Saussay

Cœur tendre ou cœur de pierre, cœur fermé ou cœur sur la main ?

Dans la cour du presbytère se trouve une statue de Jésus montrant son cœur. Apparaissant à sainte Marguerite-Marie, religieuse à Paray-le-Monial, le Christ indique : « Voici ce cœur qui a tant aimé le monde et qui ne reçoit que des ingratitudes. » Cette fête du Saint-Cœur de Jésus nous invite à prendre conscience combien Dieu, en Jésus, nous offre son amour et attend notre réponse d’amour.
De nombreuses expressions populaires décrivent les attitudes positives ou négatives concernant une personne. On peut dire : elle a le cœur endurci ou elle a le cœur sur la main ; elle a un cœur de pierre ou elle a bon cœur ; elle a le cœur en bandoulière ou le cœur gros ou elle a le cœur blessé. Le poète indique : « L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur. »
Déjà, le prophète Osée rapporte les paroles de Dieu concernant Israël, ce peuple choisi qu’il a libéré de l’esclavage et qui s’est détourné de Lui. Comme un père, comme une mère, le Seigneur témoigne : « J’ai aimé Israël dès son enfance… C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité par des liens d’amour… Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi… Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère… car je suis Dieu et non pas homme. »
L’homme fâché, l’homme humilié s’emporte et prend sa revanche. Mais pas Dieu. Car Dieu est amour. Toute la vie de Jésus le montre, lui qui est à la fois homme et Dieu. C’est sur la croix qu’il montre jusqu’à quel point il aime les hommes : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Saint Jean rapporte le coup de lance du soldat qui perce le cœur de Jésus : « Il en sortit du sang et de l’eau. » S’il a donné sa vie jour après jour au cours de son existence terrestre, s’il a donné sa vie une fois pour toutes sur la croix, il continue à nous donner sa vie, la vie de Dieu par les sacrements de l’Église. La source de ces sacrements c’est le cœur transpercé du Christ.
Méditant sur l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, saint Paul est rempli de joie lorsqu’il pense que, malgré son passé agité, « la grâce m’a été donnée d’annoncer aux nations l’insondable richesse [d’amour] du Christ. » N’est-ce pas cela dont il nous faut d’abord prendre conscience, faire en quelque sorte l’expérience et ensuite annoncer cette « insondable richesse d’amour du Christ » ?
Pour cela, saint Paul nous invite à « fortifier en nous l’homme intérieur », c’est-à-dire notre cœur, notre intériorité pour qu’il devienne semblable au cœur du Christ.
Dans la Bible, le cœur c’est le siège de la volonté, des intentions et des décisions. Dans l’Évangile, Jésus indique que c’est du cœur de l’homme que naissent aussi bien les bonnes actions que les mauvaises pensées. Il affirme : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. » Un cœur pur, c’est un cœur sans détour.
Dans son exhortation apostolique sur L’appel à la sainteté dans le monde actuel, le pape François écrit : « Il est vrai qu’il n’y a pas d’amour sans œuvres d’amour, mais cette béatitude nous rappelle que le Seigneur demande un don de soi au frère qui vienne du cœur, puisque “quand je distribuerais mes biens en aumône, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert à rien”. »
Saint Paul nous exhorte : « Que le Christ habite en vos cœurs par la foi. Restez enracinés dans l’amour… Vous connaîtrez ce qui surpasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors, vous serez comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu. »
Le même saint Paul écrit : « C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste », c’est-à-dire pour être ajusté à Dieu et à sa volonté. Et Jésus affirme : « Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur. »
Posons-nous la question : où est notre trésor ? Qu’est-ce qui est le plus important à nos yeux ? À quoi, à qui donnons-nous du prix dans nos vies ?
Jacques Roger