Infos du 17 au 24 juin 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : Colette Fouqueray, 94 ans, à Vaunoise, Alfred Levesque, 90 ans, décédé à Saint-Laurent-du-Var.

11e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 16 juin 2018 : 18 h 30 messe à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême

Dimanche 17 juin 2018 : 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Solange et Jean Bouvier, Mme Saussay, Bernard de Romanet, l’abbé Claude Roger, Benoît Lefebvre, Anne-Marie Bourreau, Valérie Volant, Blanche et Henri Bourreau, Lucienne et Jean Fontaine.

Mardi 19 juin 2018 : 18 h messe à l’oratoire du presbytère (Karim Berrehil)

Mercredi 20 juin 2018
Sortie catéchèse à Saint-Cyr-la-Rosière, rendez-vous à 12 h 15 au Champ de foire
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 21 juin 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère
18 h au presbytère : session intercalaire du C.R.E.D.O.

Vendredi 22 juin : 20 h au presbytère : réunion parents qui demandent le baptême pour leur enfant (2e étape)

Samedi 23 juin
14 h 30 Dame-Marie : mariage de Pierre Tournier et Laetitia Métivier
16 h 30 La Perrière : baptême d’Adrien Kuhne

Fête de saint Jean Baptiste avec l’école Saint-Michel

Samedi 23 juin 2018 : 18 h 30 messe à Chemilli, baptême de Capucine Rousseau

Dimanche 24 juin 2018 : messes 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Henry Frétard, Alfred Levesque.

Ça pousse ! ça pousse !

Avec la pluie et le soleil, les jardins sont bien verts et les plantes promettent de beaux fruits. Étonnamment, la petite semence jetée en terre donne une plante qui lève, grandit et fournit betteraves, petits pois, carottes ou haricots. Mais pour cela, le jardinier doit accepter que les graines s’enfoncent dans la terre. Il est nécessaire qu’il ait lui-même la confiance et la patience d’attendre qu’elles lèvent.
Les prophètes et Jésus lui-même se sont servis de la nature comme de paraboles possibles pour évoquer le Règne de Dieu dans le monde.
Ce Règne ou Royaume de Dieu qui est « esprit et vie » n’apparaît pas encore très développé au regard de l’immensité du monde où trop souvent se s’amplifie une « culture de mort ». Il apparaît même bien fragile face à ces puissances qui semblent toujours se déployer.
Étonnamment pourtant, il grandit sans que nous y soyons pour grand-chose. Simplement, il nous est demandé de jeter la semence. C’est peu de chose et pourtant c’est beaucoup. Cela est important et nécessaire. Mais quelle semence jeter ? Celle de la bonté, de la joie, du respect, du pardon, de la paix, de l’amour, de la vie. Jeter cette semence, c’est notre mission. Si nous ne l’accomplissons pas, le règne de Dieu qui est Amour ne pourra pas grandir.
Cependant, après avoir jeté la semence, la croissance ne nous appartient pas, les fruits non plus. Ils appartiennent à Dieu. Certes, la croissance du Royaume de Dieu requiert notre collaboration — les graines que nous semons agissent souvent par contagion et supposent une certaine mort à nous-mêmes, à nos rêves d’efficacité immédiate, car la croissance et la fécondité de nos actes sont surtout l’affaire du Seigneur. Comme nous-même, Jésus sait — et il en a fait l’expérience — qu’il ne maîtrise pas l’efficacité de Sa parole dans le cœur des hommes. Beaucoup l’ont écouté, certains l’ont suivi, d’autres lui ont tourné le dos.
Si notre œuvre même faible, apparemment petite — comme la graine de moutarde — face à la complexité des problèmes du monde, s’insère humblement dans celle de Dieu qui est Amour, elle ne craint pas les difficultés présentes. La victoire du Seigneur est certaine mais la vie qu’il donne doit passer par la mort : son amour fera germer et grandir toute semence de bien présente sur la terre.
N’est-ce pas cela qu’à l’offertoire de chaque messe, avec le pain et le vin, fruit de la terre et du travail des hommes mais aussi don de Dieu, nous présentons au Seigneur ce qui fait notre vie : nos joies et nos peines, nos épreuves et nos espérances. Ainsi, nous concluons : « Ils deviendront pour nous pain de la vie et vin du Royaume éternel. »
Saint Paul nous invite : « Gardons toujours confiance ». Paul, qui peine pour annoncer la Bonne nouvelle de Dieu — nous voyons toutes tribulations et les épreuves qu’il a dû traverser — aspire à Le connaître non plus seulement par la foi (comme en un miroir) mais dans la claire vision. Paul se sent prisonnier dans son corps, il se sent en exil sur cette terre « loin du Seigneur ». Il aimerait s’approcher davantage de Dieu et même, rapidement si possible, partager la vie en plénitude avec Dieu comme celui-ci nous en fait la promesse.
C’est une tentation à laquelle Paul ne succombe pas puisqu’il se reprend. En effet, Paul sait que ce qui importe, sur cette terre comme au ciel, ce n’est pas sa volonté propre, c’est de « plaire au Seigneur ». Ainsi, il se détache de ses propres désirs pour s’abandonner au Seigneur. Cela ne nous invite-t-il pas à la confiance et à l’espérance en dépit des drames, des injustices, des souffrances que nous rencontrons ? À Ézéchiel accompagnant les déportés de Jérusalem à Babylone, le Seigneur fait comprendre : « de la cime du grand cèdre, [de la tête d’Israël décapité], je prendrai une tige, je la planterai moi-même, elle portera des rameaux et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. » Le cèdre magnifique n’est-il pas pour nous le Seigneur ressuscité ? N’est-il pas la cime, la tête de ce grand arbre que nous formons et que nous appelons l’Église de Dieu ? Il nous en fait la promesse : si nous demeurons en lui, si nous sommes les branches alimentées par la sève de l’Esprit, nous porterons beaucoup de fruits. Certains, peut-être visibles et d’autres, sans doute les plus nombreux, invisibles. Mais ce qui importe, n’est-ce pas de laisser le Seigneur féconder les graines de bonté que nous pouvons semer autour de nous ?
Jacques Roger