Infos du 24 juin au 1er juillet 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Nous portons dans notre prière les défunts de la semaine : Colette Fouqueray, 94 ans, à Vaunoise, Alfred Levesque, 90 ans, décédé à Saint-Laurent-du-Var.

Solennité de saint Jean Baptiste avec l’école Saint-Michel

Samedi 23 juin 2018 : 18 h 30 messe à Chemilli, baptême de Capucine Rousseau

Dimanche 24 juin 2018 : 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Henry Frétard, Rachelle Pijard, Alfred Levesque, la famille Berger.

Mardi 26 juin 2018
8 h messe à l’oratoire du presbytère
14 h 30 réunion du Mouvement chrétien des retraités à La Perrière
20 h réunion-bilan avec les catéchistes

Mercredi 27 juin 2018
15 h au presbytère, réunion des animateurs Confirmation
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Jeudi 28 juin 2018 : 11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 29 juin 2018
10 h au presbytère, réunion de l’Équipe pastorale du Pôle missionnaire du Perche sud
17 h à La Source à Sées : messe suivi du pot de l’amitié à l’occasion du départ en retraite d’Anne de Gouville, responsable de la Formation permanente du diocèse

Solennité des saints Pierre et Paul

Samedi 30 juin 2018 : 18 h 30 messe à Bellavilliers

Dimanche 1er juillet 2018 : messes 10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Suzanne Le Scouarnec.

Dieu fait grâce et Dieu sauve

Au début de son Évangile, saint Luc met en parallèle deux naissances : celle de Jean, le baptiseur, fils d’Élisabeth et de Zacharie et celle de Jésus son cousin, fils de Marie, fils de Dieu, adopté par Joseph. L’Église les célèbrent, l’un au solstice d’été, au moment où le jour est à son zénith et commence doucement à décliner, l’autre au solstice d’hiver, au moment où la nuit est la plus noire et où les jours vont peu à peu rallonger.
Ces deux moments sont symboliques de la mission de Jean et de celle de Jésus. « Il faut qu’il grandisse et que je diminue », avait dit Jean à propos de Jésus.
Il est, en effet, le précurseur, celui qui vient préparer le chemin à Jésus pour qu’il soit accueilli. Jean s’efface devant lui. Il le désigne et nous invite à le regarder : « C’est Lui le Fils de Dieu. »
Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce » et le nom de Jésus signifie « Dieu sauve ».
Dans la Bible, le nom exprime la mission que reçoit une personne. Ainsi, Jean est chargé d’annoncer au peuple d’Israël que, malgré son péché — il s’est souvent détourné de Dieu pour adorer des idoles — Dieu lui fait grâce, Dieu le gracie et il l’appelle à la conversion, c’est-à-dire à se tourner de nouveau vers Lui. Et pour cela, il invite à regarder et à écouter Jésus. Il nous appelle à coopérer au salut que Dieu nous offre gracieusement.
Jean annonce et désigne donc cet autre personnage, Jésus, dont le nom signifie « Dieu sauve », car c’est Lui qui nous sauve de nos péchés. Il nous sauve du mal et il nous sauve de la mort éternelle. C’est la mission pour laquelle le Père l’a envoyé : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
« Dieu nous sauve » : le baptême chrétien en est le signe. En étant plongé symboliquement dans la mort avec le Christ, nous ressuscitons avec lui à une vie nouvelle d’enfant de Dieu.
Par le baptême chrétien, nous recevons ce titre merveilleux : fils de Dieu. Mais cela ne nous empêche pas, parfois, de nous détourner de Dieu, notre Père, de lui tourner le dos. Est-ce qu‘il nous abandonne ? Non ! Il nous offre un autre sacrement qui est comme un nouveau baptême de Jean, le baptême de conversion qui est pour nous comme un second baptême que nous pouvons recevoir tant que nous le voulons : le sacrement du pardon, de la pénitence et de la réconciliation.
Comme les foules venaient vers Jean pour recevoir le baptême de conversion, nous pouvons venir regretter nos péchés et recevoir cette parole : aux yeux de Dieu, tu vaux mieux que tes péchés.
Va ! Retrouve la paix. Va ! Et vis comme un fils, une fille de Dieu. Comme Jésus, le Fils unique, partout où tu passes fais le bien ! Redis-toi souvent cette parole d’Isaïe : « Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. »
« Dieu sauve », « Dieu fait grâce », il fait grâce à Zacharie qui avait douté à l’annonce de la naissance de son fils dans sa vieillesse. Il fait grâce aux amis de Zacharie et d’Élisabeth qui ne comprenaient pas que la naissance de Jean apportait une nouveauté. Ils voulaient l’appeler Zacharie comme son Père. Mais Dieu leur fait comprendre qu’il vient toujours faire du neuf. Il vient faire toutes choses nouvelles. Dieu ne connaît pas le photocopieur, ni le « copier-coller » puisqu’à ses yeux chacun de nous est unique. Chacun de nous est important.
« Dieu fait grâce », « Dieu sauve », n’est-ce pas pour nous la Bonne nouvelle qu’il convient de proclamer en paroles et en actes ?
N’avons-nous pas conscience d’être graciés par Dieu ? N’avons-nous pas le devoir de gracier ceux qui nous ont fait du mal ? D’être à notre tour miséricordieux envers nos frères comme le Seigneur est miséricordieux envers nous ?
Jacques Roger