Infos du 22 au 29 juillet 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

Nous portons dans notre prière : Marie-Léone Brouard, 60 ans, au Gué-de-la-Chaîne, Maurice Philibien, 94 ans, à La Perrière.

16e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 21 juillet 2018
18 h 30 messe à La Perrière

Dimanche 22 juillet 2018
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : Marie-Léone Brouard, Maurice Philibien, Alfred Levesque, la famille Dapres, Jean-Yves Lagneau.

Mercredi 25 juillet 2018
17 h messe à l’EHPAD La Rose des vents

Samedi 28 juillet 2018
16 h Bellême, mariage de Charlotte Luthringer et Paul Jubert

17e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 28 juillet 2018
18 h 30 messe à Vaunoise

Dimanche 29 juillet 2018
10 h 30 Bellême, 11 h Igé

Nous portons dans notre prière : la famille Berger, la famille Roger.

Des pasteurs et des disciples-missionnaires selon le cœur de Dieu

La parole de Dieu de ce dimanche met en contraste l’attitude des pasteurs au temps de Jérémie et l’attitude de Jésus, le véritable pasteur selon le cœur de Dieu.
Dieu, par la bouche de Jérémie mais aussi par la bouche d’Ézéchiel, reproche aux pasteurs d’Israël d’abandonner ceux qui leur sont confiés. Ils se sont servis de leur peuple plutôt que de le servir : « Vous laissez périr et vous dispersez [au lieu de rassembler] les brebis de mon pâturage ». Pourtant, le Seigneur n’en prend pas son parti puisqu’il annonce : « Je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis… Je susciterai pour elles des pasteurs qui les conduiront… aucune ne sera perdue. »
Bien sûr, nous voyons ici annoncé la figure du véritable Pasteur du peuple de Dieu, le Christ Jésus qui rassemblera et sera pris de compassion devant les foules qui le suivent et qui semblent perdues « comme des brebis sans berger. »
Jésus forme ses disciples au métier de pasteur. Il les envoie deux par deux. Il les invite à ne pas s’encombrer, à ne prendre que l’essentiel. Au retour de la mission, Jésus les écoute raconter ce qu’ils ont vu, fait, enseigné, constaté. Puis il les invite à venir avec lui se reposer à l’écart des foules.
Notre vie et notre vie de disciples-missionnaires, si nous voulons qu’elle tienne la route, qu’elle aille jusqu’au bout, n’a-t-elle pas à s’harmoniser à l’image de notre rythme cardiaque : diastole et systole ? L’envoi en mission et l’invitation à se reposer ne sont-ils pas comme les deux battements de notre cœur de disciples-missionnaires ? La messe dominicale n’est-elle pas elle-même ce repos auquel le Seigneur nous invite ? Tous les deux — l’audace missionnaire, le repos dominical ou encore une retraite spirituelle — ne sont-ils pas nécessaires et leurs rythmes bien harmonisés n’assurent-ils pas la vitalité d’une collaboration fructueuse à la mission confiée par le Christ ?
Mais il est vrai, aujourd’hui comme au temps de Jésus, qu’il faut souvent se battre — contre soi-même — pour trouver le temps du repos tant nous sommes confrontés à l’urgence de la mission et tant nous sommes sollicités par mille et une distractions. Saint Marc le note : les disciples n’ont pas le temps de faire la traversée que déjà les foules les rejoignent et même les devancent puisqu’elles arrivent avant eux suscitant la compassion de Jésus qui voit en elles comme des brebis sans berger.
Jésus donne à ses disciples et à nous aujourd’hui la clef de son propre repos :
—  œuvrer en nous engageant totalement dans la mission — annonce de l’Évangile et service des frères,
—  puis déposer entre les mains du Père tout ce que nous faisons et enseignons car n’est-ce pas l’Esprit Saint qui, seul, peut féconder nos efforts et faire porter du fruit à nos paroles et à nos actes ?
Dans sa lettre aux chrétiens d’Éphèse, saint Paul montre que le Christ, le pasteur selon le cœur de Dieu, a, par sa vie donnée, par son sang versé, détruit le mur de haine qui séparait juifs et païens. Désormais, pour Dieu, il y a une seule humanité, déjà réconciliée en Christ, mais encore en attente de réconciliation en chacun de nous.
Si en sa personne, Jésus a tué la haine par le don de sa vie et si la paix est un don que Dieu nous fait gracieusement, sans doute avons-nous aussi à faire grandir en nous et autour de nous, cette paix qui est aussi une tâche que le Seigneur confie à ses disciples-missionnaires.
Jacques Roger