Infos du 5 au 12 août 2018 - Bellême

, par Jacques Roger

18e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 4 août 2018
18 h 30 messe au Gué-de-la-Chaîne

Dimanche 5 août 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : Jean-Yves Lagneau, la famille Blatrix : Michel Blatrix, Thérèse Sommier, Dominique Blatrix, Philippe et Thérèse Bouvier.

Lundi 6 août 2018 - Fête de la Transfiguration du Seigneur
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mardi 7 août 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Mercredi 8 août 2018
17 h messe à l’oratoire du presbytère

Jeudi 9 août 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

Vendredi 10 août 2018
11 h 30 messe à l’oratoire du presbytère

19e dimanche du Temps ordinaire

Samedi 11 août 2018
18 h 30 messe à Sérigny

Dimanche 12 août 2018
10 h 30 à Bellême, 11 h à Igé

Nous portons dans notre prière : la famille Lechat, la famille Berger.

Aurions-nous la mémoire courte ?

On dit les Français râleurs. Ne pensez-vous pas que c’est l’être humain lui-même qui n’est jamais content de son sort ? Ce n’est pas nouveau. Les libérés de l’esclavage d’Égypte trouvent, à juste titre sans doute, trop éprouvante la traversée du désert. Il faut trouver un responsable à cette situation : alors ils s’en prennent à Moïse et à Aaaron, et, à-travers eux, à Dieu lui-même, l’auteur de leur libération et de leur salut. Ce faisant, ils oublient qu’ils sont libres, qu’ils ont été libérés de l’esclavage. La liberté n’a pas de prix. Mais, souvent nous en prenons conscience quand nous en sommes privés.
De même, ceux qui ont été nourris gracieusement sont déçus devant la fuite de Jésus qui refuse de répondre à leurs appels trop intéressés.

Pauvres êtres humains que nous sommes ! N’avons-nous pas trop souvent la mémoire courte et ne manquons-nous pas de reconnaissance envers ceux qui prennent soin de nous et d’abord Dieu lui-même ? Notre moi ne prend-il pas, trop souvent, toute la place, nous empêchant de voir la bienveillance de l’autre et de l’autre envers nous. N’est-ce pas notre nature qui, blessée, est ainsi faite ? Saint Paul lui-même le reconnaissait : « Je n’arrive pas à faire le bien que je voudrais faire et je fais le mal que je voudrais éviter. »
Et pourtant, le même saint Paul nous invite à nous défaire de notre conduite ancienne et à nous laisser renouveler par la transformation spirituelle de notre pensée : « Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté » indique-t-il. En effet et heureusement, nous pouvons nous reprendre et vivre dans l’action de grâce. D’ailleurs, notre participation à l’eucharistie n’est-elle pas d’abord une grande action de grâce, celle de Jésus à son Père dans laquelle nous prenons notre place ?

Notre vocation chrétienne n’est-elle pas justement d’être toujours en action de grâce car le Seigneur prend soin de nous. Certes, il n’agit pas forcément comme nous le voudrions, il ne répond pas d’emblée à nos caprices d’enfants gâtés. Mais il prend soin de nous, la Bible nous le montre : à son peuple récriminant dans le désert à cause de la faim, il fait surgir un vol de caille et il fait jaillir chaque matin la manne, cette rosée de pain pour la journée. Car par cette denrée périssable — impossible de la conserver — le Seigneur invitait son peuple à lui faire confiance : « Donne-nous aujourd’hui le pain [dont nous avons besoin] pour ce jour. » Ainsi, « vous saurez que moi, je suis le Seigneur, votre Dieu. »
La relation de Dieu avec son peuple est parfois rude comme l’est le dialogue entre Jésus et la foule qu’il vient de nourrir, comme peuvent l’être les relations de parents avec leurs enfants pour leur faire comprendre que tout ne leur est pas dû.
S’il vient, par pure bonté, de nourrir cette foule qui le suivait, il leur indique que là n’est pas l’essentiel : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle. » La nourriture qui demeure en vie éternelle, c’est la Parole vivante de Dieu. Celle-ci n’est pas d’emblée à notre portée, c’est l’œuvre de Dieu en nous. À la question : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? », Jésus indique que c’est d’abord lui qui travaille en nous. Il suscite notre foi : l’œuvre de Dieu, c’est que nous mettions notre foi en Lui et en Jésus, son envoyé. C’est Lui, Jésus, le pain venu du ciel de Dieu. Nous sommes invités à manger sa Parole, à la goûter, à la savourer et l’assimiler.
Ne nous trompons pas : la Parole de Dieu peut être douce comme le miel mais aussi amère comme chicotin. Elle peut réjouir notre cœur et conforter nos attitudes ; elle peut aussi les contester et nous inviter à changer notre comportement quand celui-ci n’est pas adapté à celui du Seigneur. L’Évangile de Dieu, qui est une Bonne nouvelle, est tout de même exigeant, n’est-ce pas ?
Jacques Roger