Notre-Dame-des-Ermitages - informations

, par Jean-Noël, webmestre

La paroisse Notre-Dame-des-Ermitages regroupe 8 communes : Bellou-le-Trichard, Saint-Germain-de-la-Coudre, Gémages, Le Theil-sur-Huisne, L’Hermitière, La Rouge, Mâle et Ceton.

Origine du nom de la paroisse

L’annonce de l’Évangile dans nos pays est assez curieuse et tardive. Dans le sud de la France, il y eut très tôt des évêques qui organisèrent la proclamation de la foi dans les grands centres : Lyon, Marseille, Vienne. Dès le IVe siècle, des évêques s’installent en Normandie et dans le Perche.

Il y a alors un évêque au Mans, un autre à Chartres. Il n’y en a pas encore à Séez. Leur rôle, leur but est de faire connaître le Christ aux tribus qui habitent nos régions. Ils sont remplis d’espérance… L’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne !

Sont arrivés aussi des moines qui ont consacré leur vie à Dieu et qui veulent se consacrer à la méditation. Plusieurs parmi eux, avec l’autorisation de leur supérieur ou de l’évêque, quittent leur monastère et viennent s’installer en des lieux calmes et silencieux. Ce sont les ermites. C’est surtout par eux que la foi chrétienne est arrivée chez nous.

La simplicité de leur vie — une cabane, un petit jardin, les fruits de la forêt, l’eau du ruisseau… — fait l’admiration des habitants. Leur charité, leur foi en Jésus ressuscité surprennent et provoquent des questions. Il est vrai que les Carnutes, les Celtes n’ont qu’une religion bien pauvre, consistant surtout dans la crainte des dieux et le culte des ancêtre. Mais un Dieu qui nous aime… un Dieu qui est venu parmi nous… les attire. L’évangélisation est commencée. C’est ce qu’espéraient les évêques, les ermites.

La plupart de ces moines ou ermites venaient de l’abbaye de Micy (aujourd’hui La Chapelle-Saint-Mesmin) près d’Orléans. Plusieurs d’entre eux ont laissé leur nom à des localités de notre région, souvenir du séjour qu’ils ont effectué ici. Saint-Ulphace, Saint-Bomer doivent leur nom aux ermites Bômer et Ulphace qui ont vécu au bord de la Braye. Saint Avit, qui fut abbé de Micy, se retira dans le Perche. Le mont Avit doit sans doute son appellation au séjour que cet abbé aurait fait sur le territoire de Ceton.

Il y a aussi tous ceux dont le nom a été oublié… ceux qui partagèrent la vie des fondateurs d’ermitages et ceux qui s’établirent ailleurs. Saint Calais, dont une ville voisine, en Sarthe, a conservé le nom, eut un très grand rayonnement et encouragea les moines dont il était l’abbé, à s’installer dans le Perche.

Et l’ermite inconnu qui, le premier, parla du Christ aux habitants de vallée d’Huisne !
S’appelait-il Bômer, Ulphace, Avit… ou autrement ?
Et celui qui vivait en la chapelle de Trahant — aujourd’hui L’Hermitière — qui donc était-il ?
Il est vrai que les communes qui ont pris le nom des ermites ne sont pas toutes nos voisines. Mais c’est ainsi que le christianisme est arrivé chez nous. À cette époque — aux IVe et Ve siècles — les limites administratives des régions n’étaient pas celles que nous connaissons. Ceton, Bellou-le-Trichard faisaient partie du diocèse du Mans.

Il a fallu la sainteté de ces hommes, leur foi, leur espérance des conversions… « L’espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. » Charles Péguy

Voilà notre mission : comme les ermites des temps anciens, nous avons à présenter le royaume de Dieu., nous avons à annoncer un Dieu vivant, un Jésus ressuscité !

Au début du XXe siècle, les prêtres étaient suffisamment nombreux pour qu’on puisse se reposer presque uniquement sur eux. Il y avait un prêtre en chaque paroisse. Maintenant, il y a les chrétiens et les prêtres. Comme les ermites, ils ont à témoigner de leur foi, par leur charité, mais aussi par leur espérance.